Une nouvelle révolution économique et sociale est en marche

Fini’ l’ère du tout « posséder », le « Roi propriétaire » n’est plus le modèle de réussite rêvé des nouvelles générations.

Beaucoup d’entre nous ont grandi au son d’une réussite liée à tout devoir « posséder » : réussir en devenant acquéreur de son logement, sa voiture, sa résidence secondaire…
Une page se tourne, notamment grâce au développement de l’économie numérique, nous entrons de plein pied dans l’ère du partage et du communautaire.
Nous assistons actuellement à une « révolution du libre-échange » : Nous basculons doucement du sentiment d’appartenir, vers celui d’appartenance à une communauté de l’échange et du partage.

L’année 2014 et les précédentes ont été marqués par une montée fulgurante des places de marchés ou se sont échangés dans un espace défini des dizaines de milliers de biens : Des millions d’acheteurs face à des milliers de vendeurs…Autrefois représentée par les grands pure-players comme PriceMinister ou EBay, l’accélération du phénomène a fortement contribué à la croissance du e-commerce et ce sont ainsi plus d’une cinquantaine de nouveaux acteurs de la « market place » qui ont émergé.

Issu souvent d’une recherche de monétisation de leur propre trafic, les grandes enseignes de la distribution se sont essayés au jeu et rencontrent généralement de beaux succès : Darty, Fnac, Rue du Commerce, Galeries Lafayette, Boulanger se sont créés de nouveaux leviers de croissance pérennes. Selon la FEVAD, La croissance des sites qui vendent sur les market places ont une croissance deux fois supérieure à ceux qui n’y sont pas…Seulement, le phénomène n’est pas seulement économique, il est aussi social et culturel.

Pour Jeremy Rifkin, essayiste américain, nous assistons même à une révolution, ou les plus jeunes générations « rejettent la mondialisation » pour y « mettre en place un système économique basé sur les biens communs ».

Si Naspter fut le premier à s’être essayé en partageant la plus grand base de données musicales, nous n’en sommes qu’a début d’une ère du « tout partagé » : Pas de bien fondé à détenir un bien dès lors que son usage est ponctuel : On s’échange nos appartements et résidences de vacances, nos voitures le temps d’un déplacement, des surfaces de bureaux, des outils, des jouets, et plus encore, tout devient finalement partageable..ou échangeable.

LA « sharing economy » s’accompagne d’une mouvement mais parallèle, celui du marché des produits d’occasions qu’on revend ou qu’on échange volontiers. Le succès foudroyant du site « le bon coin » a ressuscité celui des bonnes vieilles « petites annonces » complétement moribond : on y trouve tout : voitures, vêtements de marques pour enfants, jeux vidéo, téléphone mobiles, instruments de musique, ce site a réussi ce double virage de l’économie partagé et du produits de seconde main, avec cette inexplicable sentiment, cette formidable sympathie ressentie entre particuliers lors de la transaction! Et finis le tabou qui consiste à acheter des produits de seconde main.

Alors, comment expliquer ces nouveaux phénomènes?

Un probable ras-le-bol d’une la société de consommation? Une lassitude au regard d’un commerce traditionnel qui ne s’est pas renouvelé depuis 20 ans? Un pouvoir d’achat qui pousse chacun d’entre  nous à resserrer les budgets… Peu importe les raisons sont indénombrables, ce que je retiens c’est le point commun à toutes ces illustrations, le formidable essor, durable, et irréversible, c’est la nouvelle économie, celle du numérique et de l’internet.

Pour cette nouvelle année 2015 et pour les suivantes, je rêve d’un Monde connecté et un Monde du partage, une digitalisation du commerce qui rapproche les personnes, déclenche le partage, favorise l’échange et créé des communautés.

Alors, au diable, ceux qui ont pensé qu’in internet était facteur d’éloignement des personnes et de la fin des relations humaines : Chers détracteurs éphémères, c’est tout l’inverse, Internet nous rapproche de plus en plus les uns des autres, avec une puissance et une rapidité inimaginable.